[ marques ] La Région Bretagne entre au capital du groupe d’aucy

Le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, et le Président du groupe d’aucy, Serge Le Bartz, ont officialisé, ce jeudi 10 janvier, la prise de participation de la Région Bretagne d’un montant de 5 millions d’euros, soit 2,72% du capital de d'aucy, entreprise structurante pour le territoire breton. Il s'agit d'un accompagnement de longue durée, dans la mesure où la Région Bretagne exprime des ambitions qui s’inscrivent pleinement dans celle du groupe, souhaitant sortir du modèle de l’œuf de poules en cage, à l’horizon 2025.

publié le Vendredi 25 Janvier 2019

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Le groupe d’aucy et la Région Bretagne ont officialisé la prise de participation du conseil régional de Bretagne, à la fois engageante et symbolique, à proximité de la future casserie d’œufs Cocotine (PEP) de Ploërmel. Ce choix ne s’est pas fait par hasard puisque ce site emblématique a fait l’objet d’un nouvel investissement de 18 millions d’euros réalisé par le groupe d’aucy, lui permettant ainsi de poursuivre son développement de productions alternatives d’œufs, une filière stratégique et porteuse.

 

Une prise de participation réciproque 

Cette démarche s’inscrit pleinement dans les projets de la Région Bretagne, ayant par ailleurs déjà investi dans le groupe YerBreiz, entreprise agro-alimentaire privée, spécialisée dans la volaille. Ainsi, cette deuxième participation dans une entreprise privée traduit fermement les convictions de la Région et de son président. Pour lui, le projet du groupe d’aucy est « porteur de développement pour le territoire breton », dont l’avenir repose sur une agriculture et une industrie agroalimentaire fortes. Il officialise à ce jour son entrée au capital du groupe d’Aucy Holding (GDH) - la société qui regroupe les deux activités principales du groupe : la production de légumes et celle d’œufs élaborés – à hauteur de 2,72%, via une participation de 5 millions d’euros. Les prises de parole de Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne, et Serge Le Bartz, ont été l’occasion de rappeler la notoriété du groupe d’aucy en France et à l’étranger, qui accélère notamment sa dynamique de développement et ses valeurs d’exemplarité. Depuis le mois de novembre 2018, les adhérents et les salariés ont la possibilité de souscrire au capital du groupe. Ce dernier a par ailleurs ouvert le principe de souscription au capital à certaines de ses parties prenantes externes, dont la Région Bretagne, pour un montant de 5 millions d’euros. « Si nous avons décidé d’entrer chez d’aucy, c’est d’abord pour affirmer notre vision de ce que nous voulons demain, pour notre région, dans le domaine de l’agroalimentaire, et confirmer que d’aucy est un partenaire très important auquel nous avons accordé notre confiance » déclare Loïg Chesnais-Girard. De son côté, l’entreprise d’agro-alimentaire va pouvoir poursuivre son développement avec un nouveau virage stratégique amorcé, favorisant les modes de productions alternatifs d’œufs (poules élevées en plein air, bio, etc.).  

 

Un soutien symbolique pour une croissance durable

La Région Bretagne et le groupe d’aucy ont déjà une histoire derrière eux. En 2016, la Région avait accordé au groupe une avance remboursable de 5 millions d’euros pour financer ses investissements et en se portant garante, à 50%, d’un emprunt de 10 millions d’euros. Deux ans plus tard, l’avance et l’emprunt ayant été remboursés de manière anticipée, cette avance remboursable a été convertie en prise de participation. « Alors que nous étions d’avantage sur la défensive il y a deux ans, nous entamons aujourd’hui la partie offensive pour préparer l’avenir, conquérir de nouveaux marchés et montrer que depuis la Bretagne, la France et l’Europe, le groupe d’aucy est capable de répondre aux enjeux de production, de matières végétales et animales, et aux besoins des consommateurs » souligne Loïg Chesnais-Girard. En devenant actionnaire, la Région devient membre du comité stratégique et dispose d’un poste de censeur au conseil d’administration. Elle bénéficie également d’un droit d’information sur l’activité et les décisions du groupe et peut faire connaître sa vision stratégique. Pour le groupe d’aucy, la Bretagne est une région stratégique puisqu’elle y localise 12 de ses sites de production, sur 19 au total. « Je tenais à rappeler que l’investissement de la région a une nature et une qualité qui dépassent largement le cadre financier. Aujourd’hui, et pour demain, il est primordial que nos partenaires sachent que nos territoires s’engagent dans notre développement » déclare le Président de d’aucy, rappelant alors l’importance d’un tel accord. 

 

Vers un projet éthique en phase avec les consommateurs 

Non seulement la Région doit être « un acteur majeur de l’économie sur son territoire », mais elle veut aussi montrer, à travers cette alliance, que « les mutations qui se trouvent devant nous répondent aux demandes des consommateurs, et plus largement à celles de la société, que ce soit dans le bien-être animal, la qualité environnementale et le bien-être social à apporter aux salariés et aux agriculteurs », selon les dires de son Président. Au-delà de l’économie, ce projet répond à des ambitions éthiques et durables. L’objectif de la Région Bretagne est en effet de faire de la Bretagne le leader du bien-manger en Europe. Le Président rajoute : « notre engagement vers le bien-manger est la ligne directrice de demain. Il répond à l’attente des consommateurs, et plus largement des 500 millions d’Européens, dont la volonté est, que derrière le packaging et les produits qu’ils consomment, il y ait un vrai visage : du terroir, de l’identité et sentir d’où viennent leurs produits. Et le groupe d’aucy a bien cette identité ! ». La Bretagne souhaite donc être pleinement impliquée dans la révolution alimentaire que connaît notre monde d’aujourd’hui. Son accompagnement s’avère essentiel, afin que que ces transformations se déroulent dans les meilleures conditions, et cela de manière plus rapide.

Le groupe d’aucy accompagne activement les mutations du secteur agricole, en prenant davantage en compte les nouveaux usages des consommateurs, à travers des engagements forts sur les pratiques agricoles, et une amélioration continue de la qualité des produits. Il s’est notamment engagé à sortir du modèle de l’œuf de poules en cage d’ici 2025, et développer des productions alternatives respectant le bien-être animal, et plus largement la qualité des produits que l’on consomme. « L’œuf issu d’élevage en cage est un projet que nous avons pris très au sérieux depuis deux ans. Si aucune législation ne nous oblige à aller dans ce sens, nous sommes conscients des attentes des consommateurs et à l’horizon 2025, aucun œuf d’aucy ne sera élevé en cage » souligne Serge Le Bartz. 

Par ailleurs, le groupe compte ouvrir nouveau projet agroalimentaire coopératif breton avec Triskalia, coopérative agricole bretonne. Ce futur rapprochement, qui verra probablement le jour en 2019, a comme objectif de développer une agriculture compétitive, des filières agroalimentaires créatrices de valeur et tournées vers l’international. Une union qui démontre à nouveau les ambitions du groupe d’aucy, et son ancrage important au sein de la Région Bretagne, elle aussi créatrice de valeur pour le secteur de l’agro-alimentaire en pleine mutation.


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