[ distribution ] La Filière Volaille Française lance le "Pacte Ambition ANVOL 2025"

En 2019, la volaille confirme son succès en France : c’est la viande qui a connu la plus forte croissance du marché avec une progression de 3% des volumes de ventes de poulet par rapport à 2018. Pour répondre aux attentes sociétales, la filière lance un plan d’action volontaire, avec des objectifs précis à atteindre d’ici 5 ans baptisé « Pacte Ambition Anvol 2025 ».

publié le Mardi 18 Fevrier 2020

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Face à au succès de la volaille, les professionnels de la filière française réunis au sein d’ANVOL, doivent répondre à deux enjeux majeurs : d’une part contrer le développement des importations, puisque 45 % des poulets consommés en France sont importés, et d’autre part répondre aux nouvelles attentes sociétales et aux préoccupations croissantes des citoyens pour le bien‐être animal.

Face aux nouvelles attentes sociétales, la filière lance un plan d’action volontaire, avec des objectifs précis à atteindre d’ici 5 ans baptisé « Pacte Ambition Anvol 2025 ».

Concernant la lutte contre les importations, la filière avance en appliquantson plan de filière avec 630 millions d’euros investis sur les deux dernières années. En complément, les professionnels demandent aux pouvoirs publics de n’accepter aucun nouvel accord international, de renforcer l’aide aux investissements dans les poulaillers et d’étiqueter l’origine des viandes.

 

« Pacte Ambition Anvol 2025 » : 5 ans pour valoriser l’excellence française

La filière française franchit aujourd’hui un nouveau cap pour valoriser son excellence et lutter contre les importations à bas coûts. Elle se distingue en effet de ses voisines en proposant des élevages à taille humaine, une qualité sanitaire exemplaire, des engagements concrets en matière de bien‐être animal, une large diversité d’espèces, plusieurs modes de production, dont 20 % de plein air, contre 5 % maximum dans les autres pays européens. Pour maintenir son modèle unique en son genre, la filière a aujourd’hui décidé d’aller au‐delà de son Plan de Filière. Il s’agit de répondre aux attentes des consommateurs‐citoyens en prenant des engagements volontaires à travers 6 objectifs précis à atteindre d’ici 5 ans.

Ce nouveau plan d’action, baptisé « Pacte Ambition Anvol 2025 », vise à :

  1. Répondre à toutes les attentes de tous les circuits en proposant des volailles standards ou sous démarche qualité (Label Rouge, bio, CCP ‐ Certification de Conformité Produit ‐ et peut‐être bientôt ECC ‐ European Chicken Commitment) selon les besoins de la consommation à domicile et de la RHD.
  2. Un accès à la lumière naturelle pour 50 % des volailles : 20 % élevées dans des systèmes avec parcours extérieurs et 30 % dans des poulaillers équipés de fenêtres.
  3. 100 % des élevages engagés dans l’amélioration des bonnes pratiques: déploiement de deux applications, l’une pour un audit complet des élevages (EVA) et l’autre concentrée sur le bien‐être animal (EBENE).
  4. Zéro déforestation pour une alimentation sûre et durable : participation des entreprises de nutrition animale à la plateforme DURALIM pour développer les approvisionnements en matières premières françaises (80 % aujourd’hui) et augmenter leur concentration protéique.
  5. ‐60 % d’antibiotiques en 15 ans: poursuite de la diminution de l’utilisation des antibiotiques avec un objectif de ‐5 % de réduction supplémentaire d’ici 2025 pour atteindre ‐60 % vs 2011.
  6. Maintien des exploitations à taille humaine : il s’agit de maintenir la dimension familiale des élevages, composés en moyenne de 2 poulaillers pour un total de 40 000 volailles, tandis que ce nombre atteint plus de 60 000 volailles dans les autres pays européens et jusqu’à 1 million dans des pays comme le Brésil ou l’Ukraine.

 

Les professionnels demandent une indispensable défense de l’origine France face aux risques internationaux

Afin de lutter contre les importations de volailles à bas coût et de valoriser le savoir‐faire de la filière française auprès des consommateurs, l’Interprofession ANVOL en appelle au Gouvernement. Elle se félicite de la prochaine parution du décret sur l’obligation d’identifier l’origine des viandes de volaille en restauration hors domicile. Toutefois, elle souhaite aller au‐delà. Elle demande un étiquetage pérenne de l’origine des viandes, pour tous les circuits de distribution à l’échelle européenne. Par ailleurs, ANVOL demande que la limitation des volumes de promotion, désormais fixée à 25 % par la loi Egalim, soit révisée afin de permettre aux volailles Label Rouge de renouer avec la croissance. Enfin, la filière demande à la Commission européenne de ne pas ouvrir de nouvelles négociations commerciales qui entraîneraient une augmentation des importations de poulets dans l’UE. Un accord avec les USA serait indécent ! L’Europe doit en effet déjà faire face à l’arrivée de poulets venus du Brésil, de la Thaïlande et d’Ukraine… c’est plus que suffisant ! D’autant que la filière européenne va déjà devoir « absorber » le BREXIT.


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